Kars - Ani - Erzurum - Voyage découverte avec Ankara accueil

Nouvelle échappée élastique, pourquoi, je vous l'explique.


Partir deux jours avec Ankara accueil, c'est l'assurance d'être dépaysé, ébloui mais également troublé. En effet la notion de temps disparaît, on revient et on a

l'impression que notre cerveau s'est déconnecté de la réalité et que des jours se sont écoulés.


Ce que l'on peut dire c'est que tout commence à l'aéroport...

Le plaisir de retrouver des visages connus. Il semble y avoir des adeptes de Kirkit voyages et nous avons cette fois, l'occasion de découvrir en chair et en os, les gérants de l'agence de voyage : Tovi et Ahmet, adorable couple, qui vont eux aussi jouer les touristes. Même le guide Tuncer est de la partie, lui qui nous avait accompagné à Van, nous sommes ravis de le revoir avec son oeil qui frise. C'est parti !


"A Kars, seuls les idiots et les mauvaises gens sont heureux", écrit Orhan Pamuk dans son roman éponyme... Il a du nous oublier. Certes, les bâtiments en basalte telle la vieille église russe sont un peu austères mais c'est quand même la ville du fromage eski kaşar et nos papilles de français se sont réveillées quand nous avons vu toutes les vitrines exposant leurs tomes de fromage... nous étions heureux, Monsieur Pamuk !


De plus, la ville a un charme désuet avec sa citadelle qui domine le Kars çayı. Il suffit de suivre ce cours d'eau et traverser le pont pour arriver à notre hôtel Katerina Sarayı où nous passons une nuit. Pas n'importe quel hôtel puisque le tsar Nicolas II en personne l'a fait construire, de quoi impressionner !




Nuit paisible et repos mérité chez Nicolas II puisque l'après-midi, nous déambulons dans l'ancienne capitale de l'Arménie, Ani. "La ville aux 1001 églises", capitale vers l'an 1000, délaissée depuis 1915... Alors que les enfants se réjouissent des grands espaces, dans lesquels ils peuvent crapahuter, nos yeux boivent avec délectation la couleur verte des pâturages, quelle beauté à cette saison-ci.


Quel privilège aussi, nous sommes les seuls touristes présents, Ani est pour nous : sa citadelle, ses églises, son silence juste troublé par les chants des oiseaux et nos rires, nous savourons.

Quelle émotion évidemment, ce fleuve Arpaçay ou Akhourian qui marque la frontière entre Turquie et Arménie, voisin si proche mais inaccessible : frontière infranchissable.

Nous repartons d'Ani comme si nous avions connu le paradis, verdoyant, peuplé de vaches et de chèvres, de quoi faire de jolis rêves.


Un rêve qui continue le lendemain, sur la route menant à Erzurum (plus de 200 km). La nature est toujours au plus près de nous puisqu'une rivière nous accompagne durant des kilomètres, en parallèle de la route. Les paysages de montagnes défilent sans nous lasser, parfois pour nous bercer. L'église géorgienne que l'on doit visiter se fait désirer, elle est cachée dans les hauteurs et après avoir emprunté une route en lacets, enfin la voilà, Işhan kilisesi ! On ne peut qu'être fasciné : trouver un tel édifice dans un coin aussi isolé, c'est improbable. Le restaurant attend, après la descente, nos estomacs affamés. Nous reprenons la route, repus, et parfumés par l'odeur des köfte !

L'arrivée à Erzurum est orageuse mais nous sommes vaillants et bravons la pluie pour terminer notre programme de visites : mosquée et medrese seldjoukides.


Le week-end s'achève en beauté dans un restaurant traditionnel, le "Erzurum evleri" et les plats n'ont pas de mal à disparaître : c'est tout simplement délicieux.

Comme cela a commencé, cela finit : à l'aéroport.


Bir varmış, bir yokmuş.

Une fois il y avait, une fois, il n'y avait pas.

Mais on espère très vite une prochaine fois.

Un grand merci à tous ceux qui se sont investis dans ce voyage.



Nathalie PONS




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